Maison à vendre Caletta-di-castiglioncello 9 pièces Italie (57016) 191 m2 - 690000 €
vente maison 9 pièces 191 m² 4 chambres région Livorno
690 000 €
Description
ROSIGNANO-SOLVAY-CASTIGLIONCELLO : Il avait les mains sales de chaux et de sel, elle les cheveux parfumés de vent marin. Ils s'étaient rencontrés au marché de Rosignano, un samedi de printemps. Elle vendait des olives et des tomates séchées, et riait avec toutes ses jeunes rides. Il acheta un kilo de cerises, les lui offrit et dit : « Un jour je t'emmènerai voir la mer depuis ma maison ». Elle rit, pensa que c'était une façon comme une autre de draguer. Pourtant deux mois plus tard ils étaient déjà mariés.
Et cette maison, ils la trouvèrent justement ici, à Rosignano. Trois étages. Il dit : « Elle est trop grande pour seulement deux personnes ». Elle posa une main sur sa poitrine et répondit : « Ne t'inquiète pas. Nous la remplirons d'enfants et d'amis ». Et ils le firent. Les enfants ne sont pas arrivés, peut-être ne devaient-ils pas arriver. Mais sont arrivés des petits-enfants, des cousins au second degré, des vieilles femmes du village, des musiciens de passage. La maison commença à respirer.
Dehors, le portail en métal racontait déjà leur destin : trois signes de l'infini entrelacés, et à l'intérieur de chacun les lettres S et F, leurs initiales. Comme si quelqu'un avait su, avant eux, que cette maison serait le lieu d'une histoire sans fin.
Le rez-de-chaussée devint le coeur battant : la cuisine où elle cuisinait les pâtes à la sauce tomate fraîche et à l'ail qui mettait en colère lui, le salon où il jouait de la guitare le dimanche matin réveillant la moitié du voisinage, les deux chambres qui n'attendaient que d'être remplies de draps froissés et de valises ouvertes. Et elles furent remplies. Par les parents, les amis, les voisins qui le samedi soir venaient pour la partie de cartes et restaient jusqu'à l'aube à boire du vin rouge et à chanter des chansons fausses.
Le premier étage fut loué pendant un temps à de jeunes couples en quête de fortune. Puis ils décidèrent de le garder entièrement pour eux : une seconde cuisine pour les dîners infinis entre amis, un second salon avec la terrasse où l'on buvait du vin blanc en regardant le coucher du soleil se glisser entre les cheminées et la mer, deux chambres pour les invités qui ne manquaient jamais, surtout en été. Il aimait cette terrasse avec une passion presque déraisonnable. Elle aimait le fait qu'il l'aime. Car l'amour, elle l'avait appris, c'est aussi cela : regarder l'autre regarder la mer.
Des fenêtres de chaque étage on voyait les toits des maisons du village, l'un à côté de l'autre com
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